Vertues écologiques

• La protection des berges
• Les murs anti-bruit
• Des expériences concrètes

La protection des berges

Le génie végétal a mis à profit les capacités naturelles du saule à s’adapter en milieu humide et à développer un réseau radiculaire important et compact. Diverses techniques sont possibles pour stabiliser les sols et enrayer le phénomène d’érosion des berges.

Il s’agit de solutions efficaces et durables qui respectent l’environnement en préservant ou restaurant les écosystèmes des cours d’eau et des terrains riverains.

Dépendamment de la nature ou de la dégradation du site, on peut fabriquer des ouvrages de rétention, de stabilisation ou de restauration qui répondent à des problèmes spécifiques. Une plantation de saule de même que des branches vivantes ou inertes, ou encore des boutures, seules ou associées à d’autres essences, peuvent servir de matériaux de base et s’avérer très utiles.

Les applications ne requièrent généralement pas de travaux majeurs, ce qui se traduit par des coûts de réalisation raisonnables.

La protection des berges au moyen de plantation de saule comporte donc les avantages suivants :

  • Une stabilité croissante des sols due notamment à la croissance du plant et de son système radiculaire;
  • Aucune intervention de machinerie lourde qui viendrait endommager des sites déjà fragilisés;
  • Le maintien d’une diversité d’habitats pour la flore et la faune;
  • La restauration d’une configuration appropriée et typique aux cours d’eau;
  • Une résistance souple aux forces du courant, en particulier en cas de crue;
  • Une intégration graduelle et naturelle de l'ouvrage au milieu et au paysage;
  • La création d’un ombrage adapté aux exigences de la vie aquatique;
  • Des coûts de construction inférieurs à ceux engagés pour des ouvrages de génie civil tel l’enrochement.

 

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Les murs anti-bruit

Le mur anti-bruit fait à partir de saule est un mur végétal « vivant » que l’on érige en milieu urbain bruyant. Il constitue un substitut écologique aux murs de ciment conventionnels utilisés pour contrer la pollution sonore. Cependant son efficacité à réduire le bruit a été démontré.  Les murs utilisant des branches de saule favorisent une absorption du son au lieu de le refléter. Il convient donc parfaitement en bordure de route à circulation intense.

Les municipalités se montrent particulièrement intéressées à ce type d’aménagement. Dès 2002, un premier mur de cette nature a été bâti au Québec sur le territoire de la municipalité de Saint-Bruno le long de la route 116. La Ville de Laval a fait de même sur un tronçon de l’autoroute 15 et s’apprête à concrétiser d’autres projets. Les principaux des avantages retenus sont :

  • Un faible coût de construction
  • La rapidité et la facilité d’exécution,
  • Un minimum d’entretien, hormis l’irrigation
  • L’absorption de gaz à effets de serre
  • À l’abri des graffitis

Un peu d’imagination

Les murs fait de végétaux peuvent non seulement être intégrés en bordure de route mais peuvent aussi créer un écran visuel pour les zones industriels, les dépotoirs, les terrains de golf, le long des pistes cyclables, en bordure des gares, des cours d’écoles, le long des voies ferrées etc.  Leur utilisation est pour ainsi dire  illimitée.

 

construction du mur
Un mur en construction
mur vert
Un mur final à maturité

Un tel écran végétal crée aussi un paysage plus naturel et procure un effet apaisant qui renforce l’effet premier recherché.

 

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Des expériences concrètes

L’efficacité du saule ou de ses dérivés est confirmée par des recherches sérieuses et complètes.  Son utilisation à diverses fins a déjà été testée avec succès et fait donc l’objet de documentation.

Au Québec, les principales études ont été effectuées au cours des quinze dernières années par des chercheurs de l’Institut de recherche en biologie végétale (IRBV), un organisme affilié à l’Université de Montréal et établi au Jardin botanique de Montréal.

De plus, les chercheurs ont pu déterminer l’impact positif des peuplements de saule sur la qualité de l’air par leur taux de photosynthèse très élevée. Celle-ci permet en effet la fixation du gaz carbonique et contribue donc à une réduction du principal responsable de l’effet de serre.

 

Une matière ligneuse renouvelable

Le saule arbustif est aussi appelé à devenir une source grandissante d’approvisionnement en matière ligneuse car il peut être récolté sur des rotations beaucoup plus courtes - cinq ans environ - que les autres essences. Il constitue donc une véritable ressource renouvelable.

Des experts du centre de recherche appliquée Forintek ont démontré qu’il peut être employé à remplacer, donc à préserver, des ressources forestières vulnérables à la surexploitation.

Au moment où l’industrie québécoise de la transformation du bois fait face à des ruptures de stock, le saule pourrait fournir à certains secteurs une matière première de substitution, en quantité appréciable et ce, à un prix compétitif.

Les essais réalisés par Forintek prouvent que, pour la fabrication de panneaux particules et de panneaux MDF, une proportion appréciable de copeaux de saule (jusqu’à 30 %) pouvait être intégrée sans problème aux produits qui entrent dans la composition de ces types de panneaux.

Ces experts ont étudié le comportement des matériaux et les modèles de fabrication (avec ou sans écorçage) et conclut que, selon des dosages déterminés, l’ajout de saule ne modifiait en rien les procédés et les machines actuellement en usage dans les usines de panneaux. Il n’affectait pas non plus, sinon pour les améliorer, les caractéristiques et la conformité des produits.

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